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29 oct

Le vol AF125 a décollé de l’aéroport de Pékin à l’heure prévue.

RdV à 17h30 à l’aéroport Roissy CdG, terminal 2E.

14ème jour à Pékin

28 oct
Rédigé par Amélie et Emmanuelle

Pour notre dernier jour en Chine, nous sommes partis peu après le petit déjeuner au parc des jeux Olympiques voir le Cube d’eau et le Nid d’oiseau. Le Cube d’eau est un immense bâtiment recouvert de 3 000 « bulles » de verre qui servent de panneau solaire pour régler la température et la lumière de la piscine. Le Nid d’oiseau est un stade imaginé par un architecte Suisse. La piscine représente la terre c’est-à dire la femme (le Yin). Quant au Stade, il symbolise le ciel donc l’homme (le Yang). Une rivière artificielle traverse le parc, elle a la forme d’un dragon. Tous ces éléments créent un lieu harmonieux.

Ensuite, nous avons eu droit à une dégustation de thé : aux fruits, au litchi, au jasmin, fermenté ou semi-fermenté, aux vertus incroyables. Nous avons généralement préféré les thés au jasmin et au litchi.

Pour le déjeuner, monsieur Li, notre guide, nous avait gentiment réservé un restaurant dans lequel nous avons enfin goûté au canard laqué. Il se mange dans une galette au soja accompagné d’oignon, de concombre et d’une sauce au soja. C’était une belle découverte ; nous avons beaucoup aimé.

En début d’après-midi, nous avons passé notre examen oral. Il y avait quatre professeurs dont Madame Duan pour nous évaluer. La plupart des élèves étaient stressés mais tous ont finalement réussi. Après l’examen, chaque élève a reçu un diplôme.

Rapidement après la remise des diplômes, nous avons rejoint nos correspondants pour la cérémonie de clôture. Les élèves chinois avaient prévu des jeux et des danses auxquels nous avons participé. La classe avait préparé des chants français tels que « oh Champs Elysées » et « On va s’aimer ». Nous nous sommes tous bien amusés et nous étions à la fois tristes de nous quitter.

Après notre dernier dîner à la cantine, Madame Duan, monsieur Li et le cuisinier nous avaient préparé une surprise : un énorme gâteau pour les anniversaires d’Amaury et d’Hélène. Les professeurs leur ont offert à chacun un livre sur Pékin dans lesquels tous les élèves avaient signé.

Etant donné notre retour très proche, n’oubliez pas de nous préparer un bon repas français.

Cube d'eau - Piscine olympique

Nid d'oiseaux - Stade olympique

Cérémonie de thé

Canard laqué

Diplôme

Cérémonie clôture

 

生日快乐

 

Grève Air France

28 oct

La journée de samedi, jour prévu du retour de notre groupe, sera perturbée dans les airs en raison de la grève chez deux syndicats d’hôtesses et stewards d’Air France…

L’avion qui doit ramener notre groupe part de la France la veille du début de la grève. Par conséquent, il ne devrait pas y avoir d’annulation de vol pour nous.

La direction d’Air France prévoit que 80% des vols Air France seront maintenus. Elle prévient toutefois que des annulations de dernière minute sont possibles.

Nous pouvons obtenir de l’information sur le décollage de l’avion sur le site d’Air France samedi en temps réel.

Assurez-vous que l’avion aura quitté Pékin avant de vous rendre à l’aéroport CdG.

DUAN

PS : Les photos accompagnant les comptes-rendus sont publiées tous les jours. Vous pouvez les voir ou télécharger sur le site du blog.

13ème jour à Pékin

27 oct
13e jourjeudi 27 octobre 2011

rédigé par Aurore et Pénélope

Ce matin, départ tôt pour le Palais d’Eté après le petit déjeuner.

C’est un immense et splendide palais situé au cœur de Pékin ; l’empereur Qianlong l’emménagea pour sa mère en 1750.

Il fut plusieurs fois détruit et pillé notamment par les troupes anglo-françaises en 1850. L’impératrice Cixi le reconstruisit en 1886 et 1902.

Nous avons d’abord vu le Pont aux 17 arches qui enjambe le lac artificiel Kunming ; sur ce pont se trouvaient 500 petits lions décoratifs tous différents. Plusieurs personnes faisaient voler des cerf-volants représentant des poissons, une pieuvre et un oiseau. Quelques bateaux impressionnants en forme de dragon voguaient sur le lac brumeux. Après avoir fait le tour du point d’eau, nous nous sommes arrêtés sous un kiosque où des musiciens jouaient avec des instruments traditionnels.

Nous avons longé la galerie couverte pour arriver au pied de la colline de la longévité puis nous sommes arrivés dans la résidence d’été de l’impératrice, puis dans celle de l’empereur.

Ensuite, nous avons gravi les innombrables marches qui mènent au palais du Bouddha de la bienveillance et de la longévité. Ce bouddha aux 24 bras et aux 12 têtes se trouve sur une stèle décorée de 9 fois 999 pétales de lotus. Ses têtes et ses bras lui permettent de remarquer et d’aider tous ceux qui sont dans le besoin.

Du haut de cette colline, la vue sur le lac voilé est imprenable !

En quittant le parc, après une descente arborée, nous avons été surpris de découvrir de l’autre côté de la rue, un Macdo dans lequel nous nous sommes régalés ! Quelle surprise ! En plus, c’était la 1ère fois pour 3 d’entre nous !

Cet après midi, nous avons eu un remarquable cours de calligraphie dans le campus Nord du collège. Monsieur Wu nous a enseigné cet art. La technique bien précise demandait beaucoup de concentration, d’application et d’adresse. De vrais talents se sont révélés (Rachel et Thibaud Stucki). Les professeurs semblaient plus hésitants pour une fois ! La calligraphie est un art traditionnel enseigné depuis plus de 2000 ans.

Puis, retour au collège.

Après le dîner, nous avons passé l’écrit de notre examen en chinois. Epreuve plus ou moins facile selon l’assiduité aux révisions…nous attendons avec impatience nos résultats.

Journée bien remplie, intéressante mais un peu stressante.

Penelope : Est-ce que tout va bien à la maison ? J’ai pris 520 calories au Macdo… il va falloir que j’aille courir pour éliminer ! Bisous !

Aurore : Je pense à vous tous les jours ! Heureusement qu’il y a la Chine pour découvrir le Macdo !

Impressions de Pékin

26 oct

 

Dans la fraicheur du petit matin, je regarde de jeunes élèves chinois aux survêtements bleu ciel exécuter des mouvements simples, rapides, ordonnés, rythmés par la voix puissante d’un professeur. Et je me laisse à penser qu’ils seraient peut-être plus disciplinés que nos jeunes français. Mais, je n’oublie pas que la veille, ils ont éclaté de rire en plein cours de mathématiques, comme les nôtres sont capables de le faire et, comme tous les enfants du monde, ils ont manifesté leur joie d’être avec les autres.

Dans la fraicheur du petit matin, dans le parc Tao ran, des retraités, pour la plupart, dansent sur des rythmes latinos : c’est un hymne à la vie. Les promeneurs que nous croisons s’arrêtent, souriants, et entament une discussion avec nos élèves qui, manifestement, arrivent à bien se faire comprendre.

Dans la fraicheur du petit matin, nous découvrons Pékin, ville tentaculaire aux six périphériques, avec ses avenues dont la largeur n’a rien à envier à celle des Champs-Elysées, ses buildings à perte de vue, ses immenses enseignes lumineuses qui déclinent de grandes marques chinoises et internationales : c’est le Pékin du 21eme siècle. Décidément, Pékin me surprend ; l’image que je me faisais de la capitale de l’Empire du Milieu, celle d’une vieille ville de l’héritage impérial avec ses puissantes murailles, ses parcs et ses canaux, cède la place à la réalité vivante des musées et des édifices comme le Nid d’oiseau ou le Cube d’eau dont l’architecture contemporaine me laisse coi. Alors est-ce à dire que le vieux Pékin a disparu ? Certainement pas.

La nuit tombée, dans l’obscurité, je revois ce lacis inextricable de hutong avec ses maisons basses en briques qui encadrent une cour carrée centrale où poussent des kakis. Sans doute qu’à l’abri de ces murs de briques en pierre grise s’endorment le soir des jeunes et moins jeunes harassés par la fatigue du travail journalier. Mais ces hutong ne laisseront-ils pas la place, un jour, à des palais de verre et d’acier, à des immeubles hauts de plusieurs dizaines d’étages ou à d’autres réalisations aux prouesses techniques révolutionnaires ?

La nuit tombée, c’est l’image de la Cité interdite qui me vient à l’esprit avec ses portes et ses palais aux noms sublimes (Palais de l’Harmonie Suprême, Palais de l’Harmonie du Milieu, Palais de la Tranquillité Terrestre) avec ses toits couverts de tuiles jaunes et verts, ornées d’animaux ou de personnages mythiques censés protéger des esprits malfaisants. Depuis la Colline de Charbon, hérissée de pavillons bouddhiques, ces toits de la Cité Pourpre sont un véritable spectacle.

Une nuit, je suis brutalement réveillé par une autre image, celle du dragon, symbole de l’empereur, souverain de toutes les créatures, incarnation du yang, symbole de la puissance et de l’intelligence. Et bientôt, dans l’obscurité, des dragons partout, ceux de la Cité, mais aussi ceux du Temples des Lamas, du tombeau de l’empereur Yongle … Puis surgissent des grues (symbole de longévité) et des tortues (symbole de l’immortalité). Je m’endors et m’éveille de nouveau, soudain obsédé par le chiffre 9, symbolisant le principe yang par excellence, expression d’une puissance absolue (le dragon a 9 fils, les tuiles disposées en nombre impair sont surmontées de 9 figurines, la Cité comporterait 9999 salles et demie, le mur aux 9 dragons…)

Une autre nuit, je sursaute : la raison en est l’ascension de la Grande Muraille, rempart de plus de 6000 kilomètres, symbole de l’Empire du Milieu. Et je vois des millions de briques grises, des tours, des plateformes de garde : c’est un énorme système de défense, c’est le « mur des 10 000 Li » qui semble traduire l’incommensurable. Devant cet ouvrage gigantesque, j’ai l’impression comme les élèves et les professeurs d’être minuscule, et de devoir redoubler d’énergie pour parvenir jusqu’au sommet du tronçon de la muraille que l’on doit atteindre. Et arrivés tout là-haut… c’est un moment sublime, un instant de grâce partagé avec mes collègues et nos jeunes élèves. C’est une victoire ; c’est la persévérance qui a payé.

Et pourquoi le Temple de Confucius me revient-il si souvent à l’esprit, ce temple où l’empereur avait l’habitude de venir pour rendre hommage à cet homme sage, avant d’aller enseigner au Collège Impérial ? Tout simplement, peut-être à cause des 5 vertus cardinales du confucianisme : humanité, équité, respect, sagesse, loyauté, que nous essayons, mes collègues et moi-même, d’enseigner, chers parents, à vos enfants pendant ces 15 jours qui resteront, je pense, pour tous, inoubliables.

Je songe à toutes ces visites, à ces cours de découpage, de peinture, de fabrication de nœuds chinois, à ces cours de chinois donnés par Madame Duan et des étudiantes, à l’efficacité de notre guide Monsieur Li. Je revois tous les visages souriants, croisés au fil des rencontres.

Et … tout ceci, grâce à notre merveilleuse Madame Duan, commerçante incroyable, comptable efficace, organisatrice hors pair, présente sur tous les fronts, prête à tout pour faire plaisir à tout le monde.

Comme tous ceux qui ont pu profiter de ce périple à Beijing, je ne saurai trop, comme mes collègues et mes élèves, la remercier pour avoir vécu un moment exceptionnel.

A bientôt à Paris,

Francis Corbel, avec l’aide précieuse de Céline Botté pour la frappe.

(PS : vos enfants se portent très bien !)

12ème jour à Pékin

26 oct

 

Rédigé par Justine Banuls et Arnaud Losa

Aujourd’hui, nous sommes restés au collège et nous avons fait trois heures de cours de chinois en vue de nos examens. Les écrits auront lieu demain et les oraux se dérouleront vendredi. Le premier cours a été dispensé par Mme Duan puis les deux suivants par Praline, notre nouvelle interprète. Ce matin, certains élèves ont pu laver leur linge au 7° étage de notre pensionnat.

L’après-midi, nous avons eu la chance de participer à un cours d’arts martiaux où nous avons appris les 5 premières bases du kung fu ainsi que quelques prises de self defence. Pour beaucoup d’entre nous, c’était la première fois, une vraie découverte! Nous avons surtout préféré la partie défense plutôt que l’enchainement des mouvements. Nous nous sommes entrainés deux par deux, malgré le froid saisissant. A 17h30, le dîner fut le bienvenu parce que nous avions très faim après ces exercices physiques.

 

11ème jour à Pékin

25 oct
25 octobre 2011- Rédigé par Botté Céline et Rayann Soormally

Bienvenue dans ce nouveau numéro de « Les 3ème en Chine », votre rendez-vous quotidien sur la vie d’ étudiants français et de leurs professeurs lors d’un voyage hors du commun.

Aujourd’hui, dans ce numéro, la venue d’une nouvelle interprète (car, oui, nous avons des interprètes ; selon vous, comment aurait-on pu comprendre le guide qui ne parle que le chinois ?) se prénommant Praline, qui a appris le français en 3 ans. Arrivés au parc, certains élèves se sont échauffés en dansant et en faisant du taiji, avant la mise en pratique de leurs connaissances en chinois. Lors d’un sondage, beaucoup de retraités ont été interrogés ; la majorité d’entre eux, il faut l’avouer, n’avait pas l’habitude de voir des étrangers leur demander quoi que ce soit. Certains nous évitaient, alors que d’autres semblaient très intrigués par nos visages et nos attitudes. Il y avait aussi de jeunes parents qui se promenaient avec leurs enfants.

Le midi, surprise générale lors de la découverte de notre repas. Chacun avait son propre appareil à fondue devant soi. Il fallait faire cuire des aliments crus divers et variés dans de l’eau bouillante. Heureusement, pas de blessés ni de casse ; la chance était au rendez-vous cette fois-ci.

Après avoir bien mangé, en route pour un Hutong traditionnel (ensemble de ruelles). Dans ces quartiers, les maisons sont disposées autour d’une cour carrée. Elles étaient organisées en plusieurs parties abritant plusieurs générations ; toutes les chambres des filles étaient à l’ouest, celles des garçons à l’est, car le soleil se lève à l’est, ce qui représente le yang, donc les garçons. Le yin représente les filles. Il y avait une exposition de calligraphie dans l’une des maisons que nous avons visitée. Cette maison est l’une des rares à être restaurée, car la plupart du temps, ces bâtiments sont à l’Etat et sont donc détruits pour faire place à des habitations plus modernes. Le prix d’une nuit dans cette maison d’hôtes est de 100 euros, soit environ 840 yuan.

L’après-midi, découverte d’un moyen de locomotion original : le pousse-pousse ! Un véhicule à 3 roues tiré par un homme sur son vélo et pouvant accueillir 2 personnes à l’arrière. La balade a duré 20 minutes, le temps d’observer « l’avenue des saules », une petite ruelle entourée de saules pleureurs. Ensuite, direction le marché déjà connu de tous, pour effectuer les derniers achats. La journée s’est terminée comme à son habitude par un repas au restaurant, choisi par Monsieur Li, puis retour à l’internat pour un repos bien mérité.

 

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